{"id":1070,"date":"2024-03-07T16:14:30","date_gmt":"2024-03-07T15:14:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.torsivi.it\/article-de-test\/"},"modified":"2024-03-09T17:19:11","modified_gmt":"2024-03-09T16:19:11","slug":"article-de-test","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.torsivi.it\/fr\/article-de-test\/","title":{"rendered":"Article de test"},"content":{"rendered":"\n<p>Au milieu du voyage de notre vie, je me suis retrouv\u00e9 dans une for\u00eat sombre, car le chemin droit \u00e9tait perdu. Ahi quanto a dire cosa era esta selva selvaggia e aspra e forte che nel pensier rinova la paura ! Il est si amer que peu est plus mort ; mais pour traiter du bien que j&rsquo;y ai trouv\u00e9, je dirai les autres choses que j&rsquo;y ai entrepos\u00e9es. Je ne saurais dire comment j&rsquo;y suis arriv\u00e9, tant j&rsquo;\u00e9tais plong\u00e9 dans le sommeil \u00e0 ce moment-l\u00e0 et que j&rsquo;ai abandonn\u00e9 la vraie voie. Mais lorsque j&rsquo;eus atteint le pied d&rsquo;une colline, l\u00e0 o\u00f9 se terminait cette vall\u00e9e qui avait rempli mon c\u0153ur de crainte, je levai les yeux, et je vis ses \u00e9paules d\u00e9j\u00e0 rev\u00eatues des rayons De la plan\u00e8te qui conduit les autres tout droit sur chaque route. Alors ma crainte s&rsquo;apaisa un peu, Que dans le lac de mon c\u0153ur avait dur\u00e9 La nuit que j&rsquo;avais pass\u00e9e avec tant de piti\u00e9. Et comme celui qui, d&rsquo;un souffle inquiet, sort du lac vers la rive, se tourne vers l&rsquo;eau p\u00e9rilleuse et m\u00e9fiante, ainsi mon \u00e2me, qui fuyait encore, s&rsquo;est retourn\u00e9e pour regarder le pas qui n&rsquo;a jamais quitt\u00e9 une personne vivante. Quand j&rsquo;eus un peu calm\u00e9 mon corps rel\u00e2ch\u00e9, je repartis le long de la rive d\u00e9serte, de mani\u00e8re \u00e0 ce que mon pied soit toujours le plus bas. Et voici, presque au d\u00e9but de la pente, une bande fine et \u00e9lanc\u00e9e, couverte de poils \u00e9clat\u00e9s, qui ne s&rsquo;est pas \u00e9cart\u00e9e devant moi, et qui a tellement entrav\u00e9 mon chemin que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de faire demi-tour plusieurs fois. Il \u00e9tait t\u00f4t le matin, et le soleil se levait avec ces \u00e9toiles qui \u00e9taient avec lui quand l&rsquo;amour divin \u00e9mut pour la premi\u00e8re fois ces belles choses : de sorte que l&rsquo;heure du temps et la douce saison me donnaient l&rsquo;espoir de cette belle peau : mais non pas de sorte que la vue qui m&rsquo;apparut d&rsquo;un lion ne m&rsquo;effraya pas. Celui-ci semblait venir \u00e0 moi la t\u00eate haute et la faim enrag\u00e9e, de sorte qu&rsquo;il semblait que l&rsquo;air tremblait avec lui. Et une louve, qui paraissait pleine de toutes les volupt\u00e9s dans sa maigreur, et qui faisait vivre beaucoup de gens dans l&#8217;embonpoint, celle-l\u00e0 me donna tant de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 par la peur qui quittait sa vue, que je perdis l&rsquo;esp\u00e9rance de la hauteur. Et comme celui qui acquiert volontiers, et vient le temps de le perdre, qui dans toutes ses pens\u00e9es pleure et s&rsquo;inqui\u00e8te : telle est la b\u00eate qui m&rsquo;a rendu sans paix, qui, s&rsquo;avan\u00e7ant vers moi, m&rsquo;a peu \u00e0 peu fait reculer l\u00e0 o\u00f9 le soleil se tait. Tandis que je tombais dans un lieu bas, devant mes yeux s&rsquo;offrait Ce qui, depuis longtemps, semblait silencieux. Quand je l&rsquo;ai vu dans le grand d\u00e9sert, \u00ab\u00a0Miserere di me\u00a0\u00bb, lui ai-je cri\u00e9, \u00ab\u00a0qual che tu sii, od ombra od omo certo !\u00a0\u00bb. Il me r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Je n&rsquo;\u00e9tais pas un homme, j&rsquo;\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 un homme, et mes parents \u00e9taient lombards et mantous de naissance. Je suis n\u00e9 sous Jules, quoique tardivement, et j&rsquo;ai v\u00e9cu \u00e0 Rome sous le bon Auguste, au temps des dieux faux et menteurs. J&rsquo;\u00e9tais po\u00e8te, et j&rsquo;ai chant\u00e9 le juste fils d&rsquo;Anchise, qui vint de Troie apr\u00e8s la bataille de l&rsquo;orgueilleuse Ilion. Mais pourquoi reviens-tu \u00e0 un tel ennui, pourquoi ne gravis-tu pas la d\u00e9licieuse montagne qui est le commencement et la cause de toute joie ? \u00ab\u00a0Je lui r\u00e9pondis avec un front honteux : \u00ab\u00a0Es-tu donc ce Virgile et cette fontaine qui a r\u00e9pandu un si large fleuve de paroles ? \u00ab\u00a0O des autres po\u00e8tes, honneur et lumi\u00e8re, montrez-moi la longue \u00e9tude et le grand amour qui m&rsquo;ont fait rechercher votre volume. Vous \u00eates mon ma\u00eetre et mon auteur, vous seul \u00eates celui dont j&rsquo;ai pris le beau style qui m&rsquo;a fait honneur. Voyez la b\u00eate pour laquelle je me suis tourn\u00e9 ; aidez-moi \u00e0 m&rsquo;en \u00e9loigner, illustre sage, car elle fait trembler mes veines et mes poignets. Il me r\u00e9pondit, quand il me vit pleurer : \u00ab\u00a0Il vous faut prendre un autre chemin, si vous voulez camper loin de ce lieu sauvage ; car cette b\u00eate, pour laquelle vous pleurez, ne laisse pas passer les autres sur son chemin, mais elle les g\u00eane tellement qu&rsquo;elle les tue ; et sa nature est si m\u00e9chante et si d\u00e9testable qu&rsquo;elle ne satisfait jamais sa faim, et qu&rsquo;apr\u00e8s le repas elle a encore plus faim qu&rsquo;avant\u00a0\u00bb. Nombreux sont les animaux qu&rsquo;elle ronge, et il y en aura encore, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que vienne le veltro, qui la fera mourir de chagrin. Celui-ci ne mangera ni terre ni \u00e9tain, mais la sagesse, l&rsquo;amour et la vertu, et sa nation sera entre le senti et le ressenti. De cette humble Italie na\u00eetra la sant\u00e9 pour laquelle mourut la vierge Cammilla, Euryalus, Turno et Niso des blessures. Il la poursuivra dans toutes les villas, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il l&rsquo;ait ramen\u00e9e aux enfers, d&rsquo;o\u00f9 elle \u00e9tait partie. C&rsquo;est pourquoi je pense et je discerne par toi que tu me suivras, et je serai ton guide, et je te conduirai d&rsquo;ici au lieu \u00e9ternel : o\u00f9 tu entendras les cris d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, o\u00f9 tu verras les anciens esprits chagrins, qui r\u00e9clament chacun la seconde mort ; et tu verras ceux qui se complaisent dans le feu, parce qu&rsquo;ils esp\u00e8rent arriver aux peuples bienheureux, quand ils le voudront. Si tu veux donc monter, une \u00e2me sera plus digne que moi : c&rsquo;est avec elle que je te laisserai en partant ; car l&#8217;empereur qui r\u00e8gne en haut, parce que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 rebelle \u00e0 sa loi, ne veut pas que je vienne dans sa ville. Il r\u00e8gne partout, et c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il gouverne ; c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;est sa ville et son haut si\u00e8ge : heureux celui qu&rsquo;il y \u00e9lit ! Je lui dis : \u00ab\u00a0Po\u00e8te, je te prie, par ce Dieu que tu ne connaissais pas, de me faire fuir ce mal et pire encore, de me conduire l\u00e0 o\u00f9 tu le dis maintenant, afin que je puisse voir la porte de Saint Pierre et ceux dont tu fais tant d&rsquo;efforts. Au milieu du voyage de notre vie, je me suis retrouv\u00e9 dans une for\u00eat sombre, car le chemin droit \u00e9tait perdu. Ahi quanto a dire cosa era esta selva selvaggia e aspra e forte che nel pensier rinova la paura ! Il est si amer que peu est plus mort ; mais pour traiter du bien que j&rsquo;y ai trouv\u00e9, je dirai les autres choses que j&rsquo;y ai entrepos\u00e9es. Je ne saurais dire comment j&rsquo;y suis entr\u00e9, tant j&rsquo;\u00e9tais plong\u00e9 dans le sommeil \u00e0 ce moment-l\u00e0, et tant j&rsquo;ai abandonn\u00e9 le vrai chemin. Mais lorsque j&rsquo;eus atteint le pied d&rsquo;une colline, l\u00e0 o\u00f9 se terminait cette vall\u00e9e qui avait rempli mon c\u0153ur de crainte, je levai les yeux, et je vis ses \u00e9paules d\u00e9j\u00e0 rev\u00eatues des rayons De la plan\u00e8te qui conduit les autres tout droit sur chaque route. Alors ma crainte s&rsquo;apaisa un peu, Qui, dans le lac de mon c\u0153ur, avait dur\u00e9 La nuit que j&rsquo;avais pass\u00e9e avec tant de piti\u00e9. Et comme celui qui, d&rsquo;un souffle inquiet, sort du lac vers la rive, se tourne vers l&rsquo;eau p\u00e9rilleuse et m\u00e9fiante, ainsi mon \u00e2me, qui fuyait encore, s&rsquo;est retourn\u00e9e pour regarder le pas qui n&rsquo;a jamais quitt\u00e9 une personne vivante. Quand j&rsquo;eus un peu calm\u00e9 mon corps rel\u00e2ch\u00e9, je repartis le long de la rive d\u00e9serte, de mani\u00e8re \u00e0 ce que mon pied soit toujours le plus bas. Et voici, presque au d\u00e9but de la pente, une bande fine et \u00e9lanc\u00e9e, couverte de poils \u00e9clat\u00e9s, qui ne s&rsquo;est pas \u00e9cart\u00e9e devant moi, et qui a tellement entrav\u00e9 mon chemin que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de faire demi-tour plusieurs fois. Il \u00e9tait t\u00f4t le matin, et le soleil se levait avec ces \u00e9toiles qui \u00e9taient avec lui quand l&rsquo;amour divin \u00e9mut pour la premi\u00e8re fois ces belles choses : de sorte que l&rsquo;heure du temps et la douce saison me donnaient l&rsquo;espoir de cette belle peau : mais non pas de sorte que la vue qui m&rsquo;apparut d&rsquo;un lion ne m&rsquo;effraya pas. Celui-ci semblait venir \u00e0 moi la t\u00eate haute et la faim enrag\u00e9e, de sorte qu&rsquo;il semblait que l&rsquo;air tremblait avec lui. Et une louve, qui paraissait pleine de toutes les volupt\u00e9s dans sa maigreur, et qui faisait vivre beaucoup de gens dans l&#8217;embonpoint, celle-l\u00e0 me donna tant de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 par la peur qui quittait sa vue, que je perdis l&rsquo;esp\u00e9rance de la hauteur. Et comme celui qui acquiert volontiers, et vient le temps de le perdre, qui dans toutes ses pens\u00e9es pleure et s&rsquo;inqui\u00e8te : telle est la b\u00eate qui m&rsquo;a rendu sans paix, qui, s&rsquo;avan\u00e7ant vers moi, m&rsquo;a peu \u00e0 peu fait reculer l\u00e0 o\u00f9 le soleil se tait. Tandis que je tombais dans un lieu bas, devant mes yeux s&rsquo;offrait Ce qui, depuis longtemps, semblait silencieux. Quand je l&rsquo;ai vu dans le grand d\u00e9sert, \u00ab\u00a0Miserere di me\u00a0\u00bb, lui ai-je cri\u00e9, \u00ab\u00a0qual che tu sii, od ombra od omo certo !\u00a0\u00bb. Il me r\u00e9pondit : \u00ab\u00a0Je n&rsquo;\u00e9tais pas un homme, j&rsquo;\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 un homme, et mes parents \u00e9taient lombards et mantous de naissance. Je suis n\u00e9 sous Jules, quoique tardivement, et j&rsquo;ai v\u00e9cu \u00e0 Rome sous le bon Auguste, au temps des dieux faux et menteurs. J&rsquo;\u00e9tais po\u00e8te, et j&rsquo;ai chant\u00e9 le juste fils d&rsquo;Anchise, qui vint de Troie apr\u00e8s la bataille de l&rsquo;orgueilleuse Ilion. Mais pourquoi reviens-tu \u00e0 un tel ennui, pourquoi ne gravis-tu pas la d\u00e9licieuse montagne qui est le commencement et la cause de toute joie ? \u00ab\u00a0Je lui r\u00e9pondis avec un front honteux : \u00ab\u00a0Es-tu donc ce Virgile et cette fontaine qui a r\u00e9pandu un si large fleuve de paroles ? \u00ab\u00a0O des autres po\u00e8tes, honneur et lumi\u00e8re, montrez-moi la longue \u00e9tude et le grand amour qui m&rsquo;ont fait rechercher votre volume. Vous \u00eates mon ma\u00eetre et mon auteur, vous seul \u00eates celui dont j&rsquo;ai pris le beau style qui m&rsquo;a fait honneur. Voyez la b\u00eate pour laquelle je me suis tourn\u00e9 ; aidez-moi \u00e0 m&rsquo;en \u00e9loigner, illustre sage, car elle fait trembler mes veines et mes poignets. Il me r\u00e9pondit, quand il me vit pleurer : \u00ab\u00a0Il vous faut prendre un autre chemin, si vous voulez camper loin de ce lieu sauvage ; car cette b\u00eate, pour laquelle vous pleurez, ne laisse pas passer les autres sur son chemin, mais elle les g\u00eane tellement qu&rsquo;elle les tue ; et sa nature est si m\u00e9chante et si d\u00e9testable qu&rsquo;elle ne satisfait jamais sa faim, et qu&rsquo;apr\u00e8s le repas elle a encore plus faim qu&rsquo;avant\u00a0\u00bb. Nombreux sont les animaux qu&rsquo;elle ronge, et il y en aura encore, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que vienne le veltro, qui la fera mourir de chagrin. Celui-ci ne mangera ni terre ni \u00e9tain, mais la sagesse, l&rsquo;amour et la vertu, et sa nation sera entre le senti et le ressenti. De cette humble Italie na\u00eetra la sant\u00e9 pour laquelle mourut la vierge Cammilla, Euryalus, Turno et Niso des blessures. Il la poursuivra dans toutes les villas, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il l&rsquo;ait ramen\u00e9e dans l&rsquo;enfer, d&rsquo;o\u00f9 elle \u00e9tait partie. Je pense donc et je discerne par toi que tu me suivras, et je serai ton guide, et je te conduirai d&rsquo;ici au lieu \u00e9ternel : o\u00f9 tu entendras les cris d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, o\u00f9 tu verras les anciens esprits chagrins, qui r\u00e9clament chacun la seconde mort ; et tu verras ceux qui se contentent du feu, parce qu&rsquo;ils esp\u00e8rent arriver aux peuples bienheureux, quand ils le voudront. Si tu veux donc monter, une \u00e2me sera plus digne que moi : c&rsquo;est avec elle que je te laisserai en partant ; car l&#8217;empereur qui r\u00e8gne en haut, parce que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 rebelle \u00e0 sa loi, ne veut pas que je vienne dans sa ville. Partout il r\u00e8gne et l\u00e0 r\u00e8gne ; l\u00e0 est sa ville et son haut si\u00e8ge : heureux celui qu&rsquo;il y \u00e9lit ! Je lui dis : \u00ab\u00a0Po\u00e8te, je te prie, par ce Dieu que tu ne connaissais pas, de me faire fuir ce mal et pire encore, de me conduire l\u00e0 o\u00f9 tu dis maintenant, afin que je puisse voir la porte de Saint Pierre et ceux dont tu fais tant d&rsquo;efforts. Puis il s&rsquo;est d\u00e9plac\u00e9, et je suis rest\u00e9 derri\u00e8re eux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au milieu du voyage de notre vie, je me suis retrouv\u00e9 dans une for\u00eat sombre, car le chemin droit \u00e9tait perdu. Ahi quanto a dire cosa era esta selva selvaggia e aspra e forte che nel pensier rinova la paura ! 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